19.09.2008

Si la gauche veut des idées

Je viens d’achever la lecture du dernier ouvrage de Ségolène Royal coécrit avec Alain Touraine « Si la gauche veut des idées » et comme j’ai beaucoup aimé,  je ne peux résister à l’envie de mettre en ligne l’épilogue écrit par Ségolène. Il nous fait réfléchir sur ce que devrait être notre parti pour demain.

« Ouvrir grand les portes et les fenêtres » pour faire entrer de l’air frais, de la créativité, de l’audace. Voilà ce que j’attends, voilà ce qui me manque, voilà ce que j’espère à l’issue du Congrès. Notre Parti devra être en phase avec la société du XXIème siècle, il devra pour cela obligatoirement  respecter les citoyens qui nous observent et qui attendent beaucoup de nous.

 

Qu’est-ce qu’un Parti ?

 

« Faire la société plus humaine, c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche. Le PS est au service de cet idéal. Et donc ne doit-il pas commencer par lui ressembler un peu ?

 

Qu’est-ce qu’un Parti s’il n’est pas déjà, au moins en partie, la métaphore de cette société meilleure à laquelle aspirent les hommes et les femmes qui le composent et pour l’édification de laquelle ils se sont rassemblés ?

 

Qu’est-ce qu’un Parti s’il n’est pas déjà bien meilleur que la société qu’il critique et contre laquelle il prétend lutter ?

 

Qu’est-ce qu’un Parti, et en quoi est-il exemplaire ce Parti, s’il n’est pas plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il prétend transformer ?

 

Qu’est-ce qu’un Parti où, sans que la chose soit jamais admise, une sorte de loi salique (unique en Europe) serait tacitement reconduite, et où la guerre amère de quelques hommes (et de quelques femmes) pour le seul pouvoir d’empêcher ne connaîtrait jamais de fin ne même de trêve ?

 

Mieux vaut une bonne querelle qu’une mauvaise synthèse qui, toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements autrement plus diviseurs qu’un vrai débat, aussi tendu soit-il.

 

Il ne suffit pas de dire et de répéter à tout bout de champ que les citoyens doivent être respectés. Qui oserait ouvertement prétendre le contraire, même parmi ceux qui ne leur prêtent jamais une oreille et encore moins la parole. Non, il ne suffit pas de dire cela, ni même de penser cela. Il faut exiger que les citoyens soient, comment dire, mis dans la confidence politique.

Il faut qu’ils aient droit à tout moment à l’information pédagogique indispensable qui seule leur permettra de devenir les analystes compétents, non seulement de leurs propres situations – car de ce sujet, ils le sont déjà – mais aussi des situations nationales et internationales. Qu’ils soient capables de déchiffrer les différentes stratégies, d’en discerner les raisons obscures et inavouables et donc de les déjouer ou, au contraire, d’en apprécier le patient courage et donc de les soutenir.

Or quel meilleur outil pour accomplir cela qu’un Parti, minutieusement, scrupuleusement, précis dans l’expression et intellectuellement incorruptible dans la recherche de la vérité la plus complexe ou la plus désagréable à découvrir ?

 

Merci à Alain Touraine pour ce dialogue, ouvert à d’autres, s’il a permis d’avancer sur une conception d’un monde à humaniser. A humaniser vraiment. Vite et fort. Avant qu’il ne soit trop tard. C’est possible, j’y crois. »

 

Ségolène ROYAL

 

17.09.2008

Rassemblement de la Fraternité

15x15_badge.jpgJe demande aux adhérents et aux sympathisants PS de Mazé qui désirent se rendre au Rassemblement de la Fraternité le samedi 27 septembre prochain au Zénith à Paris de bien vouloir rentrer en contact avec moi par mail.

Merci d'avance.  

alexandre.jeanpierre@orange.fr

Revue de presse

arton5.jpgVoici quelques liens qui vous permettront d'avoir une idée de ce qui se dit dans la presse nationale. Merci à Fabien-Pierre et bonne lecture à tous.

Jean-Pierre.

 

Le Parisien.fr Ouest-France Le Figaro.fr

03.09.2008

Les revues de presse Université d'été du PS

arton5.jpgPour que vous vous fassiez une idée des commentaires de presse au sujet de l'université d'été du PS à la Rochelle qui a eu lieu le week-end dernier, je vous dirige vers les liens suivants :

France-Soir

La Voix du Nord

La Provence

Le Post et Le Post (encore)

20 minutes.fr

02.09.2008

Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez

gre_jg_060807.jpg"Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez"

Cette phrase citée par Ségolène Royal lors de son discours d'ouverture de l'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle est le titre du bel album de Juliette Gréco paru fin 2003 (Universal/Polydor) et la chute d'une chanson de Gérard Manset qu'elle y interprète, « Je jouais sous un banc », qui se termine par cette strophe :

"Aimez-vous les un les autres ou bien disparaissez !
Sans faire de bruit, sans faire de vague
Sans faire de bruit, sans faire de vague."

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30.08.2008

Des idées pour une refondation

Nous vous conseillons la lecture du long article publié ce week-end dans Le Monde 2 sur la refondation des idées au Parti socialiste. Et constatons avec plaisir qu'elle correspond très largement aux propositions que nous avons développées dans notre contribution, déposée au Parti socialiste en juillet dernier (télécharger la version PDF).

Nous remercions Philippe Aghion, Thomas Piketty ou encore Vincent Peillon d’avoir largement contribué au débat de fond développé dans les lignes de l’hebdomadaire.

Et nous notons l'intérêt que suscitent les jurys citoyens dans la réflexion sur l'avenir de la démocratie (toujours dans le même article). Ils ont été mis en place dans la région Poitou-Charentes, pour la première fois en France. Avec succès.

(Source : Désirs d'avenir)

29.08.2008

Université d'été de La Rochelle

01royal_gr.jpgAujourd'hui, Ségolène Royal, en tant que Présidente de Région adressera son message d'accueil. Elle quittera ensuite La Rochelle pour l'Italie.

Selon un article paru sur LeMonde.fr, elle affiche sa conviction "qu'elle peut sur son propre texte réaliser un score élevé". Son pari : "qu'une large partie de ceux qui l'avaient soutenue avant la présidentielle finissent par la rejoindre".

En lice pour le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, elle fait sa rentrée politique dans les colonnes de la Nouvelle République où elle donne sa feuille de route pour le Congrès de Reims. Elle déclare notamment : "Nous devons travailler à ce que le PS s'efforce d'être à l'image de la société qu'il veut construire. Elle appelle les ténors du PS à ne pas "polluer" l'université d'été par des "enjeux de personnes".

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20.08.2008

Rencontre avec le Dalaï-Lama

33ACTT_2400721_1_apx_470__w_ouestfrance_.jpgLe 16 août dernier, Ségolène Royal a rencontré le Dalaï-Lama dans la banlieue nantaise. Elle était accompagnée de Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d'amitié franco-tibétain à l'Assemblée nationale. La rencontre ne devait être suivie d'aucune déclaration du Dalaï-Lama. Celui-ci a finalement prononcé quelques mots à la presse aux côtés de Ségolène Royal à l'issue de la rencontre.

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18.07.2008

La politique économique des investissements en Poitou-Charentes

logo-poitou-charentes.gifDans le cadre de la première journée mondiale d'action contre les fonds d'investissements, Ségolène Royal rappelle son attachement à des dispositifs financiers responsables et efficaces, qui bénéficient avant tout aux entreprises et à leurs salariés... pour lire la suite

17.07.2008

Une mise en scène humiliante

assad-sark432.jpgA propos du défilé militaire du 14 juillet, le Nouvel Observateur reprend les termes de Ségolène Royal qui "dénonce l'intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar-al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines. Après la visite de Kadhafi, un autre dictateur retrouve ainsi une crédibilité internationale sans aucune contre-partie : ni regret pour les soldats français massacrés au Drakkar, ni Tribunal international pour Rafic-Hariri, ni reconnaissance de la souveraineté du Liban.

Je suis convaincu, dit-elle, que ni le Général de Gaulle, ni François Mittérand, ni Jacques Chirac n'auraient laissé la France payer ce prix d'une mise en scène humiliante."

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